Repérage : La Dériv’Chaînes 47Km -15-

Effectif présent 06 :

Ed le Technicien, Ricou, Olive, Géraud alias le Sherpa mais comme il n’y a pas son tortionnaire aujourd’hui nous l’appellerons ” l’Archive “, Antoine notre nouvel adhérent de Blois -41- et moi, Jeanmi.

Malgré un départ à 10H00 il fait froid,  mais beau à Pleaux.

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Après la pluie et la neige, le terrain reste praticable du fait des grosses gelées.

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On part pour préparer le cru 2011. Descente vers un p’tit ruisseau (mieux vaut ne pas se mouiller les petons avec ce froid).

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Ed le traceur de Dériv’Chaînes nous guide vers un bout de route mais l’Archive du pays intervient et nous propose une alternative intéressante. Mieux qu’un GPS, sortez toujours avec un autochtone.

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Nous pratiquons des chemins en sous bois de qualités,

merci Géraud.


Et puis nous amorçons une superbe descente. Ed est en tête, si si. Il fait un bouchon comme un Parigot sur la neige. Olive trouve une faille et lui fait l’intérieur puis c’est au tour de Ricou et moi.

Il n’a pas vu le jour, l’ancien. Il peut se consoler, derrière lui il reste Géraud et Antoine.


A force de descendre et bien nous voila dans le talweg.

– « Y a un pont ????? »

– « Non »

– « Dis moi pas qu’c’est pas vrai !!!!! ».

Un fleuve a traverser en plein automne hivernal, quoi !!!  Une rivière, t’es sûr ? Il est vraiment super large ce ruisseau (au moins 3 mètres).

” L’ Incon “, ce n’est pas une ponctuation verbale Marseillaise, non non, c’est le nom de ce cours d’eau glacé.


Tandis qu’avec Eric, Olive et Antoine nous mettons nos connaissances en génie civile pour faire un pont en bois, Ed et Géraud se déchaussent et traversent à nu-pieds.

Malgré notre peu d’envie de se ruiner les arpions, les anciens ont raison malheureusement.

Géraud : «  Elle n’est pas si froide que ça »

– « HOuai c’est ça, la drogue s’est d’la merde Géraud ».

Dès mon premier pied dans l’eau, j’ai senti que… non en fait, je n’ai rien senti. Mes orteils sont morts tout de suite.

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Une fois sur la rive, massage cardiaque des pieds pour qu’ils reviennent à la vie. Je n’avais pas vécu ça depuis le service militaire avec Eric.

Une énorme côtasse de la mort qui tue juste après la traversée. Et bien malgré la dureté du dénivelé, je n’y ai pas pensé une seule seconde à cette côte. J’étais tellement occupé à faire fonctionner mes orteils dans mes chaussures.


Enfin, il est l’heure de se restaurer. Pause casse-croûte au lieu dit « la croix de la Chapelle du Rocher ».

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9 Saucisse de chez Bob la Tripaille et Bleu d’Auvergne rythment une hygiène de vie irréprochable, un vrai moment de détente au soleil.


Pendant le déjeuner, nous ventons la future descente de la Chapelle du Rocher à Antoine. Il ne la connaît pas mais il attaque la descente en tête.

Personne ne bouge. Nous attendons la première épingle pour lui faire l’intérieur.


Nous n’aurons pas ce plaisir. Il nous fait une Valentino ROSSI avec sa jambe d’appui gauche pour prendre la courbe. Mais là, c’est le drame. Il plante son pied et bloque son genou qui tourne. Antoine entend un bruit qu’il connaît déjà et nous fait un diagnostic : ligaments.

Après réflexion et étant dans l’incapacité de regagner la civilisation, une seule solution le 18.

– « Allo, les pompiers, nous sommes une bande de copains et on fait du VTT sur la commune de Pleaux et… »

– « Vous êtes des Dériv’Chaînes ? »

– « Heuuu !!!! Oui »

– «  Vous avez le bonjour de Jean-Pierre »

– « Ha OK, salut Jean-Pierre… » (Pour l’anecdote, Jean-Pierre, pompier au S.D.I.S. a déjà fait du VTT avec nous, le monde est petit.)


Éric sort sa couverture de survie et emballe Antoine.

Eric : ” On dirait un sac à sapin “.

Et même Antoine se marre.

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Pendant ce temps, Edmond et Géraud ont fait la jonction pour guider les pompiers jusqu’au « chat noir ».

11 Ils n’attendent pas le bal des pompiers pour emballer.
Il ne crie pas, il rit. 12


Une fois sur les lieux, attelle à dépression, matelas coquille et hop après un bilan au 15, les pompiers chargent le tout dans le 4X4 et l’emmènent jusqu’au V.S.A.B qui le conduira jusqu’au service des urgences à Aurillac. Merci aux pompiers de Pleaux.

Cependant, une toute petite remarque, ils ont mis le vélo sur la galerie sans matelas coquille ni couverture de survie avec ce froid. Mon pauvre vélo.


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Et maintenant à nous la descente. Je ne vous cache pas que nous l’avons amorcée « piano ». Après avoir passé la Dordogne, une autre côtasse nous attend.

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Tout cela pour vous dire qu’en 23km nous avons déjà mangé 745 de D+.

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Alors attention, ce circuit n’est pas de tout repos, mieux vaut arriver en forme même si le mode « road book » de la rando va vous permettre de récupérer un peu.

Géraud nous a tombé une plaquette de frein.

Oui, c’est comme ça sur les tracteurs agricoles Lapierre.

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Très beau tracé qui roule plus sur la deuxième partie que nous finirons une autre fois. Le vent glacial et l’heure avancée ont eu raison de nous.

Une fois à la civilisation, nous avons traversé une rivière de houblon et même si elle était fraîche et bien, personne ne s’est plaint. J’en ai même traversé une seconde et sans quitter les chaussettes.


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Pour cette nouvelle expérience en Road Book, j’espère que vous viendrez nombreux. Ludique et sportif voici les mots qui résument ce 47Km.

 

FIN


Photos et Texte :  Jeanmi

9 thoughts on “Repérage : La Dériv’Chaînes 47Km -15-

  1. Vous êtes des grands malades! Rien ne vous arrête!
    Ca donne envie votre petite sauterie du mois d’ Avril.
    Au fait, votre grand blessé, il prend quoi comme dopant contre
    la douleur…….. Même blessé, il est carrément hilare sur toutes les photos !!!
    Olive! tu es très beau dans ta tenue arlequin! tu roules toujours avec ton mulet??? Ton Trek a peur de la boue ???
    Cordialement

    Le Yeti

  2. Nous, comme analgésiques, au lieu de prendre de la morphine et bien on ne prend que des produits sains, comme la charcutaille, le frometon, le pif et le houblon… que des produits naturels et/ou de la terre. Ah la nature… quand des artisans savent la maitriser.

  3. tres drole comme recit!. le parcours a l’air superbe! seul bémol, c’est loin de chez moi!!! trop loin!!! bon courage à vous, au blessé. je suis désolé pour vos orteils, l’histoire ne dit pas si vous les avez réanimés ????

  4. Merci et oui le 47 est superbe.
    Pour répondre à ta question, nos orteils ont repris une couleur normale… enfin.
    Dommage que tu ne puisses pas être de la partie, surtout que le samedi soir il y aussi une nocturne de 15Km, ” La Dériv’Chouette “.

  5. Verdict de l’IRM : déchirure des ligaments croisés … 6 mois sans VTT à partir de l’opération !!! les BOULES

  6. Soit patient mon petit padawan breton. Si t’es sages tu le verras peu être en action cet été. Pour le moment il est à l’atelier.

  7. Belle sortie hivernale. C’est vrai que la traversée du ruisseau doit s’étudier sérieusement. Pas top pour le blessé (bon rétablissement et de la patience).
    Ces extrémités, quelle sensibilité. Et y a pas trop de remèdes !!

  8. La dériv chaines, c’est comme une boîte de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber.
    J’y étais l’année dernière (c’était géant), j’y serais cette année.
    N’empeche, 700m de D+ en 23km pour la moitié du parcours ; il fait combien au total ?
    Possible, pour les inscrits au 47km, d’avoir la trace GPS (au cas où je perde le road book)???
    Merci pour vos reportages photos qui font rever quelques parigots dans le RER A

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